Parfois comparé à la pomme de terre ou à la patate douce, le taro est un tubercule tropical incontournable dans les cuisines du monde. Sa chair douce et ses qualités nutritionnelles séduisent les palais les plus fins. Découvrez tous les secrets du taro.
La carte d’identité du taro
Le taro porte plusieurs noms, comme le madère, l’oreille d’éléphant, le songe, le dachine ou la racine madère. Quelle que soit la façon de l’appeler, ce légume-racine est très polyvalent.

Taro : son histoire, ses origines
Le taro (Colocasia esculenta) est une plante appartenant à la famille des Aracées. La culture de taro a vu le jour en Asie du Sud-Est, avant de s’étendre à de nombreuses régions tropicales, comme l’île Maurice, la Polynésie ou la Côte d’Ivoire. Longtemps considéré comme étant une plante ornementale, il s’invite aujourd’hui dans de nombreuses cuisines, et notamment la cuisine hawaïenne et la cuisine japonaise.
Culture et variétés
Les tubercules de taro aiment les climats humides et chauds. Il est cultivé pour ses bulbes racines, mais aussi pour ses feuilles, que l’on peut consommer après cuisson. On dénombre plus de 60 variétés de taro, avec une chair de couleur différente (blanche, violette ou mauve). La culture de taro exige beaucoup de patience, car il faut jusqu’à 12 mois pour que les bulbes racines soient propres à la consommation.
Caractéristiques et bienfaits
Le taro est une excellente source de vitamines C, B1 et B2. Il est également riche en fibres, en potassium et en manganèse, ce qui le rend plus digeste que la pomme de terre. Il faut toutefois le cuire pour pouvoir le consommer sans risque. En effet, le taro cru est toxique, en raison de la présence de cristaux d’oxalate de calcium. Une fois cuit dans l’eau bouillante, il est un allié du système cardiovasculaire grâce à ses propriétés antioxydantes.
Comment choisir et conserver le taro ?
Un taro prêt à la consommation doit être ferme, avec une écorce dure, sans fissures profondes, taches ou moisissures. Les tubercules de taro denses et lourds sont à privilégier.
Le taro se conserve pendant une semaine à température ambiante, dans un endroit sec et frais, à l’abri de la lumière. Pour une conservation prolongée, vous pouvez le peler, le couper et le blanchir à l’eau bouillante, avant de le congeler.
Comment préparer et cuisiner ce légume-racine ?
Avant consommation, le taro doit impérativement être épluché et cuit. La cuisson vapeur ou à l’eau bouillante permet de neutraliser les cristaux d’oxalate de calcium. Ensuite, il peut être frit ou rôti, et même servi sous forme de chips.
Dans la cuisine japonaise, on prépare une délicieuse soupe de taro, et on l’intègre dans des plats mijotés. En Afrique, il entre dans la recette des potées de légumes aux épices ou le ragoût. On le cuisine également en purées, avec du lait de coco, ou mélangé à du riz gluant. À l’île Maurice, il est servi chaud, avec une sauce jaune et du poisson. Enfin, en France, on utilise la poudre de taro pour préparer le fameux bubble tea.
FAQ sur le taro
Quelle est la différence entre le taro et la patate douce ?
Le taro, grâce à sa richesse en amidon, a une texture plus crémeuse et onctueuse que celle de la patate douce. Le goût est toutefois très similaire.
Où acheter du taro frais ?
Vous pouvez trouver du taro frais chez Marché Frais ou dans les épiceries asiatiques.
Quels sont les bienfaits du taro ?
Le taro est riche en fibres, en minéraux et en vitamine C, B1, B2 et B6. Il est donc excellent pour le système cardiovasculaire et le transit, et sa faible teneur en calories en fait une source d’énergie saine.


